Les infos de 5h – Collégien arrêté en plein cours pour harcèlement : élèves et parents sous le choc

Un collégien de 14 ans, accusé d’harcèlement, a été arrêté lundi en pleine classe par des policiers. Une interpellation qui a choqué élèves et parents.

Un collégien, accusé de harcèlement scolaire, a été arrêté en plein cours le lundi 18 septembre à Alfortville, dans le Val-de-Marne. La scène est tellement rare que les élèves ont cru à un exercice dans cet établissement de la région parisienne. L’élève de 14 ans est soupçonné d’avoir harcelé une de ses camarades, en pleine transition de genre.

Plusieurs policiers sont entrés lundi après-midi, au milieu d’un cours de SVT, pour passer les menottes à l’adolescent et l’interpeller. Les forces de l’ordre ont consulté son profil Instagram et ont trouvé des menaces de mort contre une lycéenne transgenre de 15 ans.

Léa et Céline, deux collégiennes présentes en classe au moment des faits, n’ont pas tout de suite réalisé. « Quand les policiers sont entrés et ont demandé à l’élève de se présenter à eux, ils l’ont pris par le bras, l’ont retourné et lui ont passé les menottes. Ils ont dit qu’ils l’arrêtaient », raconte Léa. « On pensait que c’était une mise en scène. Mais quand la directrice a parlé, on a su que ça n’en était pas une », poursuit Céline.

« Ils auraient pu agir autrement, mais pas intervenir au sein de la classe »
Si le collégien a reconnu les faits après 24h de garde à vue et a exprimé des regrets, cette interpellation a choqué la majorité des parents d’élèves. « Je respecte les forces de police mais ce n’est pas une cité, c’est un établissement scolaire. Ils auraient pu agir autrement mais pas intervenir au sein de la classe », regrette une parente. « C’est traumatisant. L’école doit-elle être un lieu de traumatisme ? », demande un autre parent.

L’élève harceleur n’ira pas en prison mais sera soumis à un suivi éducatif. Les parents de ses camarades de classe demandent, de leur côté, un suivi éducatif pour l’ensemble des élèves qui ont assisté à l’interpellation. Le rectorat de l’académie s’est lui interrogé, dans un communiqué, sur la méthode employée par les forces de l’ordre « pour procéder à l’interpellation d’un élève en classe ».

rtl

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