Kazakhstan : les forces russes entament leur retrait

This handout photograph taken on May 2, 2021 and released by Afghanistan's Ministry of Defense shows US soldiwrs and Afghan National Army (ANA) soldiers rising Afghanistan's national flag uring a handover ceremony to the Afghan National Army (ANA) army 215 Maiwand corps at Antonik camp in Helmand province. (Photo by - / Afghanistan's Ministry of Defence office / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /Afghanistan's Ministry of Defense" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Les troupes armées russes ont entamé leur départ du Kazakhstan, jeudi 13 janvier, où elles intervenaient depuis une dizaine de jours afin d’aider le pouvoir central kazakhe à lutter contre de très violentes émeutes ayant fait plusieurs dizaines de morts. Dans un communiqué officiel, le ministère de la Défense russe a confirmé le lancement des opérations de départ, qui prendront fin dans dix jours.

Mercredi 12 janvier, une cérémonie officielle a eu lieu à Almaty, réunissant différents détachements membres de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) une alliance militaire fondée en 2002, et réunissant l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan. « L’opération du maintien de la paix est finie (?), les tâches ont été remplies », s’est félicité, à cette occasion, le général russe Andreï Serdioukov, commandant du contingent de l’OTSC comprenant 2.030 troupes russes, biélorusses, arméniennes, tadjikes et kirghizes, qui a été envoyé dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale le 6 janvier.

Selon le ministère russe de la Défense, ces troupes ont commencé « à préparer le matériel militaire et technique pour chargement dans les appareils de l’aviation russe en vue d’un retour dans leur base permanente ». Le retrait doit s’achever dans dix jours, selon le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et l’OTSC.

Le Kazakhstan a été secoué la semaine dernière par des violences jamais vues depuis son indépendance en 1991. Elles ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, poussé au déploiement du contingent du maintien de la paix piloté par la Russie et amené à l’arrestation d’au moins 12 000 personnes. Les violences les plus graves ont eu lieu à Almaty avec des échanges de tirs, le pillage de magasins et l’incendie de la mairie et de la résidence présidentielle.

Les émeutes ont été qualifiées d’agression terroriste par les autorités qui n’ont toutefois pas fourni de preuves concrètes en ce sens. Elles avaient éclaté après des manifestations contre la hausse des prix du carburant, sur fond de dégradation du niveau de vie et de corruption endémique dans cet État ex-soviétique.

lepoint

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