Éthiopie : le barrage sur le Nil est « une victoire majeure qui ne suffira pas à réunifier le pays »

Ethiopia's Prime Minister Abiy Ahmed speaks during the first power generation ceremony at the site of the Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD) in Guba, Ethiopia, on February 20, 2022. - Ethiopia began generating electricity from its mega-dam on the Blue Nile on Sunday, a milestone in the controversial multi-billion dollar project. (Photo by Amanuel SILESHI / AFP)

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a inauguré dimanche la mise en service du grand barrage hydroélectrique sur le Nil. Si ce projet constitue une avancée économique majeure pour l’Éthiopie, son exploitation est aujourd’hui menacée par les guerres interethniques qui ravagent le pays.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a officiellement mis en service, dimanche 20 février, la production d’électricité du « barrage de la renaissance » sur le Nil Bleu, une construction pharaonique initiée en 2011 qui ambitionne de devenir la plus grande infrastructure hydroélectrique d’Afrique.

Pour le chef du gouvernement éthiopien, l’aboutissement de ce projet s’apparente à une double victoire : vis-à-vis de ses voisins égyptien et soudanais, tout d’abord, opposés à la mise en route du barrage, mais également vis-à-vis des rebelles tigréens, contre qui il mène une guerre féroce depuis novembre 2020.

Alors qu’Abiy Ahmed a adressé ses « félicitations à tous les Éthiopiens », saluant « la naissance d’une ère nouvelle », le porte-parole du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a dénoncé la récupération politique d’un projet initié par les Tigréens lorsqu’ils étaient au pouvoir.

france24

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