La Russie annonce la mort de 63 de ses soldats dans une attaque au missile menée par l’armée ukrainienne près de la ville de Makeïevka

Les missiles, lancés par six systèmes HIMARS de fabrication américaine, ont visé une zone de déploiement temporaire près de la ville de Makeïevka, dans la région de Donetsk, selon le ministère russe de la Défense.

Le ministère russe de la Défense a affirmé, lundi, que “quatre missiles” avaient touché “un centre de déploiement temporaire” de l’armée à Makeïevka. L’Ukraine avance un bilan de 400 morts.

Les forces armées ukrainiennes affirment que des centaines de soldats russes ont été tués dans une frappe menée à Makeïevka, ville du territoire occupé de Donetsk, dimanche 1er janvier. L’école professionnelle n°19, où étaient logés des Russes mobilisés dans le cadre de l’opération militaire menée en Ukraine, a notamment été détruite, selon Kiev, qui évoque un bilan de plus de 400 morts et 300 blessés.

Le ministère de la Défense russe a affirmé par la suite que 63 militaires russes avaient été tués, promettant de fournir “l’assistance et le soutien nécessaires aux familles des victimes”. Plusieurs dizaines de mobilisés venus de la région de Saratov sont morts dans la frappe, avait affirmé de son côté le blogueur militaire russe Roman Romanov sur Telegram*. Depuis le début de son intervention militaire en Ukraine, en février 2022, l’armée russe n’avait jamais signalé de pertes aussi lourdes subies dans une seule attaque.

Un bâtiment non abrité utilisé pour héberger des soldats
Selon Daniil Bezsonov, vice-ministre de l’Information du territoire annexé de Donetsk, les forces ukrainiennes ont utilisé des systèmes HiMars à 0h01. Au passage, le responsable a dénoncé sur Telegram* le choix d’héberger ces soldats dans un bâtiment non abrité, appelant à punir les responsables.

Plusieurs commentateurs militaires ont également laissé éclater leur colère. Igor “Strelkov” Girkin, ancien commandant des forces de Donetsk en 2014, a vertement mis en cause sur Telegram* le haut commandement, accusé d’avoir autorisé une concentration importante de troupes et d’équipements dans un lieu situé à portée de tir des systèmes américains HiMars.

atlanticactu

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